La crête n'est pas égale à la tolérance.
Mais n'empêche pas à une b*** d'être trop cool.
Alors on dort à moitié à la rue.
Non, on ne dort pas.
On résiste à la tentation et on repousse ses limites.
Enfin, plutôt les siennes.
N'est-ce pas le comble de l'humour?
ouais Lola, t'as raison, tu te réveilles avec une envie de rentrer chez toi. L'envie de ne plus jamais revenir, l'envie de te calmer à coup de pied de biche, l'envie de prendre une douche au karcher, l'envie de foutre les claques qui ont été perdues. Puis, quand tu rentres vraiment, tu retrouves cette envie d'univers parallèle, d'irresponsabilité, cette impression d'être hors du temps, que rien n'a de conséquence puisque cette réalité n'existe pas. Envie de cette parenthèse qui reste là où elle est et dont rien ne sort. Elle ne peut se voir qu'avec des lunettes infra-rouge les nuits de grandes chaleurs quand l'autoroute sent l'essance qui éclate.
Entre deux il y a la mer.
Et aujourd'hui, maintenant que les journées sont redevenues des journées et les nuits, des nuits. Que nous reste-il? pour vous, je ne sais pas, mais je sais que j'aurai tjs avec moi le truc qu'il me restera toujours. Ce truc et moi marchons sur des routes différentes, mais les carefours sont nombreux et on trouve toujours le temps de marcher ensemble environ 10 centimètres au dessus du sol. 10 centimètres c'est pas haut, mais de là je vous promets que les choses prennent une forme tout à fait différente. Et ces 10 centimètres doivent être le truc le meilleur de ma vie.Jamais je m'élèverai pour décrocher la lune parce que la lune me paraitra toujours miteuse en comparaison de cette lévitation avec mon truc. Je vous souhaite sincèrement à tous d'avoir un truc pareil à proximité, c'est encore plus savoureux qu'une glace à la noix de cococ, encore plus exitant qu'une bonne trace de coco, c'est roukmout.